Accueil­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Al-fil (sourate 105)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
croyance parole et acte
 


Nombre de messages: 3124
Date d'inscription: 12/09/2005

MessageSujet: Al-fil (sourate 105)   Lun 06 Fév 2006, 02:13

Al-Fil



Pour écouter la sourate :




أَلَمْ تَرَ كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِأَصْحَابِ الْفِيلِ
Alam tara kayfa fa'ala rabbuka bi-as-habi lfeel
N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l'éléphant .


أَلَمْ يَجْعَلْ كَيْدَهُمْ فِي تَضْلِيلٍ
Alam yaj'al kaydahum fee tadleelin
N'a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ?


وَأَرْسَلَ عَلَيْهِمْ طَيْراً أَبَابِيلَ
Waarsala 'alayhim tayran ababeel
et envoyé sur eux des oiseaux par volées


تَرْمِيهِم بِحِجَارَةٍ مِّن سِجِّيلٍ
Tarmeehim bihidjaratin min sijjeelin
qui leur lançaient des pierres d'argile ?


فَجَعَلَهُمْ كَعَصْفٍ مَّأْكُولٍ
Faj'alahum ka'asfin ma/kooli
Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.

_________________
La ilaha illa Allah


Dernière édition par le Lun 06 Fév 2006, 02:37, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
croyance parole et acte
 


Nombre de messages: 3124
Date d'inscription: 12/09/2005

MessageSujet: Re: Al-fil (sourate 105)   Lun 06 Fév 2006, 02:17

Exégèse de la sourate 105 : L'Eléphant



Quand le Messager d'Allâh (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) s'approcha du col montagneux qui menait vers Makka le jour du traité d'Al-Houdaybiyya, sa chamelle s'agenouilla. Les gens tentèrent en vain de la forcer à se lever. Ils dirent donc que la chamelle Al-Kaswâ était devenue têtue. Le Prophète (paix et bénédiction d'Allâh soient sur lui) leur dit : "Al-Kaswâ n'est pas devenue têtue, car cela ne fait pas partie de son caractère, elle a été arrêtée par Celui qui a retenu l'Eléphant". Ensuite, il ordonna la chamelle de se lever et elle s'exécuta de sitôt [Fat'houl-Bâri : 5/388].

Al-Boukhâri et Mouslim rapportèrent que le jour de la conquête de Makka, le Messager d'Allâh (sallalahou aleyi wa) dit : "Certes, Allâh défendit l'Eléphant d'entrer à Makka, Il a accordé à Son Messager et aux croyants la permission d'y entrer. En fait sa sacralité est désormais retournée comme elle l'était hier. Ainsi, que ceux qui sont présents informent ceux qui sont absents" [Fat'houl-Bâri : 1/248, Mouslim : 2/982]

des oiseaux par volées

Hammâd Ibn Salama rapporta de Asim que Zirr relata que Abdoullah et Abou Salama Ibn Abdir-Rahmân disent que "par volées" signifie par groupe.

Ibn Abbâs et Ad-Dahhâk disent tous les deux que le terme Abâbîl signifie que les oiseaux volaient par file, les uns derrière les autres.

Al-Hasan Al-Basri dit qu'Abâbîl signifie par volées successives.

Ibn Zayd, lui, dit qu'Abâbîl signifie différent venant de ci et de là, car les oiseaux venaient de tout part [At-Tabari : 24/605,606.21].

Al-Kasâï dit qu'il entendit des grammairiens dire qu'Abâbîl est le pluriel d'ibil.

Ibn Jarir rapporta qu'Ishâq Ibn Abdillah Ibn Al-Hârith Ibn Nawfal dit au sujet de ce verset qu'il s'agit de groupes similaires de chameaux quand ils marchent en groupes [At-Tabari : 24/606l].

On rapporta aussi qu'Ibn Abbâs dit à ce sujet qu'ils avaient des trompettes comme des becs d'oiseaux et des pattes comme celles des chiens [At-Tabari : 24/6072].

On rapporta aussi que Ikrima dit au sujet de ce verset qu'ils étaient des oiseaux verts qui surgirent de la mer et qui avaient des têtes qui ressemblaient à celles des animaux prédateurs [At-Tabari : 24/607].

Pour sa part, Obayd Ibn Omayr commenta ce verset en disant qu'ils étaient des oiseaux noirs qui venaient de la mer et qui avaient des pierres dans leurs becs et les griffes [At-Tabari : 24/607]. La chaîne de narrateurs de ces récits est authentique.

On rapporta que Obayd Ibn Omayr dit que quand Allâh voulut détruire les gens de l'Eléphant, il envoya sur eux des oiseaux qui venaient de la mer. Chaque oiseau tenait une pierre dans son bec. Ils se rassemblèrent en volées au-dessus des têtes des soldats et se mirent à jeter des pierres sur eux après avoir fait un cri effrayant. Toute pierre qui touchait un homme sur sa tête sortait par son derrière. C'est ainsi que chaque fois qu'une pierre touchait une partie du corps, elle sortait du côté opposé. Ensuite, Allâh envoya un vent violent qui intensifia les coups de pierres et leur donna plus de force. Ainsi, ils furent tous détruits.

Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée

Saîd Ibn Joubayr dit que cela signifie de la paille que le commun des gens appelle Habbour en arabe. Saîd dit aussi qu'il s'agit des feuilles de blé [Ad-Dorroul-Manthour : 8/633]. Il dit que le terme Asf signifie paille et que Makoul se réfère aux feuilles séchées que l'on donne aux animaux.

Al-Hasan Al-Basri dit la même chose.

Ibn Abbâs dit qu'Al-Asf est la couverture de la graine qui ressemble à celle du blé [Al-Baghawi : 4/529].

Ibn Zayd dit qu'Al-Asf sont des feuilles de légumes. Quand les bêtes les consomment, elles les sécrètent en crottes [At-Tabari : 24/699.3].

_________________
La ilaha illa Allah
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
suivreleprophètesws
+ de 10 messages déjà


Féminin Nombre de messages: 41
Date d'inscription: 01/06/2006

MessageSujet: Re: Al-fil (sourate 105)   Jeu 08 Juin 2006, 15:23

salam alykoum,

sourate Al-Fil Tafsir d'Ibn Kathir

C'est là un bienfait d'entre tant d'autres que Dieu fit descendre en faveur des Quraych : L'Abyssin Abraha voulut par une expédition détruire la Ka'ba, mais il fut vaincu sévèrement par les oiseaux envoyés par Dieu.

Les faits :

Abraha al-Achram, raconte-t-on, construisit une grande église à San'â, dans le but d'en faire un lieu de pèlerinage, à la place de la Ka'ba. Il appela dans son royaume à ce genre de pèlerinage. Ce qui provoqua la colère des Arabes, notamment des Quraych, si bien que les jeunes Quraychites se déplacèrent à San'â, pour incendier l'église. Abraha marcha alors sur la Mecque, à la tête d'une armée imposante, comprenant des éléphants qui, dit-on, étaient au nombre de treize. Quand les Arabes furent informés de cette agression imminente, ils jugèrent que la situation était très grave. Un notable yéménite, appelé Dhu-nafar sortit avec son peuple combattre l'armée d'Abraha, mais il fut vaincu. Dans le pays de Khutha'm, Nufayl ben Habîb al-Khutha'my et son peuple barrèrent la route à Abraha et lui livrèrent combat, mais ils furent vaincus. Dans le pays d'at Tâ'if, les Thaqîf optèrent pour l'arménité avec Abraha, par peur pour la maison où se trouvait leur idole al-Lât. A son arrivée à al-Maghmas, près de la Mecque, l'armée d'Abraha installa son camp, pour confisquer ensuite son troupeau de chameaux et d'autres bêtes appartenant aux Mecquois. Abraha envoya Hanâta al-Himyary en tant qu'émissaire et lui recommanda de ramener le plus noble des Quraych, après lui avoir dit que les Abyssins n'avaient pas l'intention de combattre, sauf quand on s'interposerait entre eux et la Ka'ba. L'émissaire entra à la Mecque, on lui montra Abdalmuttalib ben Hâchim. Il transmit à ce dernier le message d'Abraha. Abdalmuttalib dit alors : "Par Dieu, nous ne voulons pas le combattre. Et puis, pour cela nous n'avons pas de force. C'est là la demeure sacrée de Dieu, la demeure d'Abraham, Son Intime ami. Si Dieu l'en empêche, c'est qu'elle est Sa demeure, Son sanctuaire." (...) Abdalmuttalib alla trouver Abraha. Il lui demanda de lui rendre ses chameaux confisqués. Abraha dit : "Me parles-tu au sujet de 200 chameaux qui t'appartenaient et que j'ai capturés, pendant que tu abandonnes une demeure qui est pourtant ta religion, la religion de tes ancêtres ? Je suis venu pour la détruire, et toi tu ne me parles pas de cela !" Abdalmuttalib dit : "Moi, je suis le maître des chameaux. Tandis que la Demeure a un Maître qui la protège." Après quoi, Abdalmuttalib revint aux Quraych, pour leur ordonner de sortir de la Mecque et se protéger dans les montagnes environnantes. Ensuite, ils s'en alla tenir l'anneau de la porte de la Ka'ba et se mit avec des Quraychites à invoquer Dieu, à Lui demander de protéger la Ka'ba. Ayant terminé leurs invocations, ils se replièrent sur les montagnes.

Au matin, Abraha donna l'ordre d'investir la cité : alors l'éléphant refusa de se lever. On le dirigea vers le Yémen : il se leva, en se précipitant. On le dirigea vers la Syrie : il se leva, en se précipitant. On le dirigea vers le levant : il fit la même chose. Quand on le dirigea vers la Mecque, il s'assit. Dieu envoyé alors sur eux des oiseaux venant du côté de la mer. Chaque oiseau tenait un caillou dans son bec et deux autres dans ses griffes. Les cailloux étaient à la semblance de pois chiche et de la lentille. Chaque caillou qui touchait un Abyssin le tuait. Alors les Abyssins prirent la fuite. Abraha mourut à Khutha'm, sur le chemin du retour, parce qu'il a été touché par les cailloux divins.

Ubayd ben Umayr : Les oiseaux vinrent au-dessus de leurs têtes, se rangèrent puis poussèrent des cris et lâchèrent ce qu'ils portaient dans leur bec et leurs griffes. Ce qui tombait alors sur la tête d'un homme en sortait de son séant, et ce qui tombait sur une partie du corps sortit de l'autre côté.

Ainsi donc, Dieu vainquit les Abyssins, fit retourner contre eux leur stratagème et leur haine, en anéantissant la plupart d'entre eux, et en laissant en vie quelques blessés qui informèrent de la débâcle.


L'Envoyé صلى الله عليه و سلم , rapporte-t-on, a dit le jour de l'ouverture de la Mecque : "Dieu a empêché l'éléphant d'attaquer la Mecque, ensuite Il a donné pouvoir sur elle à Son Envoyé et aux croyants. Mais son caractère sacré s'est rétabli aujourd'hui comme son caractère sacré d'hier. Que le présent informe l'absent."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Al-fil (sourate 105)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: DIVERS متـــفـــــرقــــات :: A savoir :: Exégèse du coran-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet