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Histoire des repentis

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El wassat
MachaAllah, je suis habitué(e)



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MessageSujet: Histoire des repentis   Jeu 08 Mai 2008, 00:20

salam1 ,

Histoire des repentis

L'étonnante miséricorde de celui qui a tué sa mère.

Abou Abdheramane a dit : le début de l'histoire commence lorsque je lisais un journal quotidien dont le titre était: "le crime odieux qui a secoué Alexandrie".
Un jeune qui a tué sa mère parce qu'elle avait refusé qu'il épouse une fille israélite.
Le destin d'Allah voulut qu'à ce moment là, je fut transféré dans le bêtiment des prisonniers politiques, pour quelques jours.
Et c'est là que j'ai croisé ce jeune, très grand, d'une nature calme.
Ma cellule se trouvait à côté de la sienne, il passait près de moi lorsqu'il allait faire ses ablutions et un jour il me jeta un regard.
Il vit un (barbu) et il s'avança vers moi et me dit "Ô sheikh, j'ai commis un crime horrible, j'ai tué ma mère.
Ai-je droit au repentir? Je lui répondit: Ô frère, si ton crime est énorme, alors le pardon d'Allah est plus grand que ton crime.
Allah a dit: Ô vous Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne déseperez pas de Sa miséricorde. Certes, Allah pardonne tous les pêchés en général, c'est Lui le Pardonneur le Très Miséricordieux.


Son visage s'illumina de joie, je lui dit alors: repent toi à Allah mon frère et invoque le beaucoup et multiple ton isti3far, peut être qu'Allah pardonnera à ta mère qui te pardonnera alors le Jour de la Résurrection.
On s'est ensuite séparé sur ça et je suis retourné à mon bâtiment.
J'étais à l'époque des faits dans le couloir de la mort.
Les jours ont passé, et un jour je vis ce jeune rentrer dans le couloir.
On venait de le condamner à mort. Je l'ai serré dans mes bras et je lui ai dit : "tu te souviens de moi?" Il me répondit: "bien sûr et comment ! C'est par toi qu'Allah m'a ouvert les portes de Sa Miséricorde, je t'annonce une bonne nouvelle incha Allah.


Depuis que l'on s'est séparé, je suis attaché aux salats, et au dhikr, et aux dou3as envers ma mère. Peut être qu'Allah me fera miséricorde.
Le sheikh: il était tel qu'il le disait, je l'ai vu attaché au dhikr, à la lecture du Coran dont il tenait à achever la lecture tout les sept jours. Toutes les sunnas qu'il apprenait, il s'empressait de les mettre en pratique, attaché à être une cause de bien être dans l'Au-delà pour sa mère, comme il s'était empressé de lui ôter la vie ici-bas.
Il apprit un jour que celui qui apprend le Coran par cœur, pourra intercéder en faveur de dix membres de sa famille. Il me dit :"sheikh est-ce vrai cela?".
Je lui répondit : "oui par Allah". Il me dit : "est-ce possible que j'arrive à ce niveau?".
Je lui répondit : "oui par Allah, fournit des efforts et place ta confiance en Allah.
Allah a gratifié les compagnons, Il les a sorti des ténèbres du shirk qui est pire que le crime, à la lumière de la foi, le tawhid qui est la plus grande des œuvres.
A travers eux, ils ont sortie les serviteurs de la servitude des hommes vers la servitude du Seigneur des serviteurs, et de l'injustice des religions à la justice de l'Islam, et de l'étroitesse du bas-monde à la largesse de l'Au-delà.

Il s'est mis à pleurer et a dit: "mon pêché est énorme sheikh.
Je n'ai pas tué un voisin, ni un ami, ni un être normal, j'ai tué ma mère."
Ses yeux étaient en larmes. Je lui ai dis: "frère, réjouis toi du pardon d'Allah.
[Certes le pardon de ton Seigneur est immense Sourate Najm, Verset 32.] et que sont tes pêchés devant le Pardon et la Miséricorde du Tout Miséricordieux?"

Ensuite le sheikh lui a fait da'wa masha Allah sur la Miséricorde d'Allah et subahana Allah il a à peine entendu toutes ces paroles que j'ai vu la lumière jaillir de son front, j'ai vu la joie se dessiner sur son visage, heureux envers Allah, heureux du pardon d'Allah, heureux de Son étonnante miséricorde. Il m'a ensuite promis d'apprendre le Coran par cœur et il fut véridique dans sa parole. Il apprenait une page et demi voir deux et demi par jour, et les récitait par cœur puis il se lança dans la science islamique.
Allah lui permit d'acquérir des connaissances, il priait quatre à cinq fois par nuit, et parfois la nuit il priait avec mille versets. Il a jeuné deux mois consécutifs pour expier son pêché, ensuite il a jeuné un jour sur deux, le jeune de Daoud, au point où dans l'adoration et la patience, j'aurai aimé être à sa place.
Il répétait souvent: "j'ai hâte de retrouver mon Seigneur.
Ô sheikh, le plus grand jour de ma vie sera le jour ou ils m'éxécuteront, car c'est le jour de la rencontre avec mon Bien Aimé, le retour vers le Pardonneur, qui pardonne beaucoup de pêchés et accepte très peu d'actions."


Je lui ai dit: qu'Allah fasse que tu sois parmi les véridiques. Prends acte de la bonne nouvelle, ô frere, de la miséricorde d'Allah.

Et lors de sa dernière nuit dans cette vie, il me dit: Je sens que bientôt je serais délivrer de la prison d'ici-bas, dans les jours à venir.
Que me conseilles-tu de faire comme meilleure œuvre pour réussir ce jour là? Une œuvre dont je pourras espérer beaucoup de récompenses.

Je lui dit: attache toi à dire: "il n'y a pas de divinité digne d'être adorer hormis Allah". C'est le meilleur des dhikrs, il est plus conséquent sur la balance que les cieux et la terre.

Il me dit: que penses tu si je répète "il n'y a pas de divinité hormis Allah, gloire à Lui, je fus parmi les injustes" ?

J'ai souri et lui ai dit: tu as choisi une invocation étonnante ! Donc le début est un tahlil (le fait de dire la ila a ila Allah), le milieu un tassbih (subahnaAllah), et la fin, le fait de reconnaitre son pêché. Fais en beaucoup, j'éspère qu'Allah te fera miséricorde et qu'il acceptera de toi. Et n'oublies pas de prier les deux raka3ats sunna de la mort. Et ne laches pas le dhikr et les dou3as.

Il avait un peu de nourriture, il me demanda : je voulais faire une chose avant que les jours passent: prends ces cantines et fait en aumône, auprès de nos frères.

Je lui ai dit: combien as-tu de cantines ?

Il me répondit : j'ai toutes mes cantines.
Ensuite il me quitta en invoquant Allah, et dans ses yeux on pouvait lire le regard de l'Adieu, comme s'il sentait ce qui l'attendait de l'ordre d'Allah.
Après que la nuit eut jeté son voile, et que l'aube se leva et que l'appel à la salate eut lieu, je me suis levé et tous les frères aussi, l'heure du voyage était arrivé.
Le silence des murs fut interrompu par le bruit des pas pressés qui se rapprochaient de la cellule (zinzana) de mon compagnon. Ils ouvrirent la porte et le trouvèrent qui venait de finir sa salate, et qui tenait le livre d'Allah dans sa main, récitant quelques versets. Sa première parole quand il les vit arriver était: "il n'y a pas de divinité digne d'être adorée hormis Allah, à Lui nous appartenons, à Lui nous retournerons".

Ils l'ont alors mennoté et emmené. Il partit avec eux très calme, serein, avec sakina, joyeux. Allah l'avais raffermis dans la patience, raffermissement octroyé aux seuls croyants.
Il répétait "la ilaha illa Llah". Il a passé le salam à tous ses frères, et un par un ils lui ont tous répondu.
Et lui leur disait : "la ilaha illa Llah". Celui dont la dernière parole est "la ilaha illa Llah".
Ensuite ils l'emmenèrent dans un bureau où il resta une bonne heure.
Ceux qui étaient avec lui nous dirent : il avait fait ses ablutions, et pria sur place, et faisait du dhikr. Certains gardiens (3assass) lui ramenèrent à manger mais il leur dit : al hamdulilah je jeune. Il jeunait un jour et mangeait un jour. Allah a voulut que ce jour là, il jeune.

A sept heure pile du matin, il passa derrière notre bâtiment. J'ai pu l'apercevoir, et il me dit "salamou 3aleykoum".
Je lui dit : "bonne nouvelle frère bien aimé, rappelle toi de l'étonnante miséricorde d'Allah.
Dis : ceci provient de la grâce d'Allah et de Sa miséricorde, voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent Younouss, Verset 58.

Ensuite ils l'ont emmener vers la chambre d'exécution, et la fenêtre de certains frères donnait sur cette pièce. Ils pouvaient l'apercevoir, et l'ont vu dans ses dernier instants.
Avant de rentrer dans cette pièce, il a recommandé à ses frères de toujours rester dans l'adoration, le dhikr, et de rester ferme dans le dine jusqu'à la mort.
Il a demandé à un frère d'écrire quelques sourates sur des feuilles (Ad-Doukh-khan,Ar-Rahman,Al-Waki3a, Al-Hachr, Al-Mulk) et de les diffuser à tous pour qu'ils lisent et méditent dessus, car il savait que celui qui indique une voie vers le bien, c'est comme s'il le faisait lui-même.
Il leur cria: "n'oubliez pas : la ilaha illa Llah"
Ensuite il fit un soujoude de remèrciment (sujoud shoukr), puis il s'empressa d'aller vers la corde, ce ne fut que quelques instants et son âme s'en alla vers son Seigneur.
Allah l'a enveloppé de Sa miséricorde car Il lui a accordé un bienfait avant sa mort. Il vit sa maman en songe qui lui disait : "Ô mon tendre fils (ya bouneya), saches que je suis satisfaite de toi".

Allahouma pardonne lui et agrée le dans ton firdawss en compagnie du Prophète sallalahou aleyi wa.gif" border="0" alt="" /> et de sa mère, et délivre nos frères, et fait miséricorde à notre sheikh Abou Abderahmane.

Amine amine amine……

Histoire vraie: "Le couloir de la vie" Page 62: compileé par le docteur Ahmad Farid
Temoignage du sheikh Abou Abdheramane


_________________
« Les vrais Croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d'Allah. Ceux-là sont les véridique »

{Sourate 49 Verset 15}
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